Traitement de l'amiante
| Présentation |
Un métier de spécialistes
Ces entreprises sont spécialisées dans le retrait ou l’encapsulage (confinement) de l’amiante friable et non friable.
Elles démontrent chaque jour leur capacité à maîtriser les risques de cette activité dans le strict respect de la règlementation et des référentiels techniques des organismes de certification.
Afin de réduire les risques d’exposition à l’amiante, elles participent aussi à l’élaboration des normes et rédigent des Recommandations Techniques qui apportent des solutions concrètes aux nombreuses questions soulevées par cette activité.
| Le désamiantage en sous-section 3 |
Les 10 points importants à observer lors des travaux de retrait ou d’encapsulage d’amiante ou de matériaux en contenant.
1 – Certification obligatoire de l’entreprise
La certification amiante est obligatoire pour les entreprises réalisant des travaux sous-section 3. Basée sur la norme NF X46-010, elle peut être délivrée par différents organismes certificateurs : AFNOR Certification, GLOBAL Certification et QUALIBAT.
2 – Repérage des matériaux amiantés
Le donneur d’ordre du Code du travail) est dans l’obligation de transmettre à l’entreprise, lors de sa consultation, tout document permettant le repérage de matériaux amiantés : repérage amiante avant travaux, dossier technique amiante, etc. (voir article R4412-97 du Codde du travail)
3 – Plan de retrait amiante
En fonction de l’évaluation des risques pour le chantier considéré, le chef d’entreprise doit établir un Plan de Retrait, de Démolition ou d’Encapsulage (PRDE) de matériaux contenant d’amiante tenu à disposition sur le lieu des travaux et transmis à différents organismes.
4 – Evaluation du risque amiante
Afin de répondre aux exigences réglementaires et normatives, l’évaluation des risques est réalisée en recensant les processus de travail et en estimant, pour chacun d’eux, le niveau d’empoussièrement. Réalisée le plus en amont possible du chantier, cette évaluation est intégrée dans le Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels (DUERP).
5 – Mesures d’empoussièrement et VLEP
L’employeur doit mettre en place un programme de mesure des niveaux d’empoussièrement générés par chacun des processus de travail. Il doit également s’assurer du respect de la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) : le seuil de 10 fibres par litre sur 8 heures de travail ne doit pas être dépassé.
6 – Formation au risque amiante obligatoire du personnel
Tout personnel affecté à des travaux d’amiante en sous-section 3 doit avoir reçu, au préalable, une formation au risque amiante conforme à l’arrêté du 23 février 2012 et dispensée par un organisme certifié ou en cours de certification.
7 – Suivi des expositions à l’amiante des salariés
Les salariés au contact de l’amiante font l’objet d’une surveillance individuelle renforcée. Une fiche d’exposition à l’amiante doit être établie par l’employeur pour chaque salarié exposé.
8 – Choix des moyens et équipements de protection du personnel
Les Moyens de Protection Collective (MPC) du chantier visent à réduire au niveau le plus bas techniquement possible, la durée et le niveau d’exposition des salariés, à éviter la dispersion des fibres d’amiante en dehors de la zone de travail et à garantir l’absence de pollution des bâtiments ou de l’environnement dans lesquels les opérations sont réalisées.
Ils sont complétés par des Équipements de Protection Individuelle (EPI) dont certains doivent être portés sur le chantier, quel que soit le niveau d’empoussièrement, et d’autres prescrits en fonction du niveau d’empoussièrement.
9 – Notices de poste pour tous les salariés exposés à l’amiante
L’employeur doit établir une notice de poste pour chaque poste ou situation de travail exposant les salariés à de l’amiante. Cette notice les informe des risques auxquels leur poste de travail peut les exposer et les dispositions prises pour les éviter.
10 – Gestion des déchets d’amiante
Les déchets d’amiante doivent être triés, conditionnés en sacs étanches et évacués de la zone de travail au fur et à mesure de leur production. Avant tout envoi en Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux (ISDND) ou en Installation de Stockage de Déchets Dangereux (ISDD), l’entreprise doit faire une demande de Certificat d’Acceptation Préalable (CAP) à l’installation. Une fois le CAP obtenu et après production des déchets, l’entreprise doit remplir le Bordereau de Suivi des Déchets d’Amiante (BSDA).
| Certification obligatoire |
La certification est obligatoire pour les entreprises réalisant des travaux de retrait, d’encapsulage ou de démolition de matériaux contenant de l’amiante ( dits « sous-section 3 »).
Basée sur la norme AFNOR NF X 46-010 – Travaux de traitement de l’amiante – Référentiel technique pour la certification des entreprises – Exigences générales » (*) , la certification amiante ne peut être délivrée que par les différents organismes certificateurs suivants : AFNOR Certification, GLOBAL Certification ou QUALIBAT.
La certification comprend des examens documentaires et différents types d’audits tout au long de sa validité.
(*) À noter que la norme NF X 46-010, étant d’application obligatoire, est consultable gratuitement sur le site Internet de la boutique AFNOR .
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